Chirurgie apnée sommeil : traitement efficace

La chirurgie est un traitement efficace pour l’apnée obstructive du sommeil. Cela est vrai surtout pour ceux avec des formes sévères qui ne veulent pas ou ne peuvent pas utiliser d’autres traitements. Il existe plusieurs techniques chirurgicales pour traiter cette condition.
Elles visent à corriger les problèmes dans les voies aériennes supérieures. Par exemple, le palais mou, la langue ou le nez peuvent être concernés. Le médecin choisira la meilleure option après avoir bien examiné le patient.
Principales conclusions
- La chirurgie d’avancée bimaxillaire est recommandée pour les patients atteints de SAOS sévère avec un IAH>30 en cas d’échec ou de refus du traitement médical.
- La chirurgie est contre-indiquée après 65 ans et en présence de comorbidités à risque anesthésique élevé.
- L’évaluation des sites obstructifs par endoscopie sous sommeil induit est systématique.
- La chirurgie permet une amélioration significative des symptômes et des troubles du sommeil.
- Le choix de la technique chirurgicale dépend des caractéristiques anatomiques de chaque patient.
Introduction
L’apnée du sommeil est un problème respiratoire qui survient pendant le sommeil. Il cause des arrêts respiratoires et une baisse d’oxygène. Ce syndrome d’apnées obstructives du sommeil peut nuire gravement à la santé, surtout au cœur. Le traitement habituel est la ventilation par pression positive continue (PPC). Mais, dans certains cas, une chirurgie est nécessaire, surtout si la PPC ne fonctionne pas bien.
Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?
L’apnée du sommeil touche environ 1 personne sur 10 dans le monde. Il se manifeste par des interruptions de respiration pendant le sommeil. Cette condition devient plus fréquente avec l’âge, touchant 30,5% des personnes de plus de 65 ans.
Pourquoi un traitement chirurgical peut-il être nécessaire ?
Le traitement standard est la ventilation par pression positive continue (PPC). Mais, dans certains cas, la chirurgie est nécessaire. Cela arrive quand la PPC ne fonctionne pas bien, surtout chez ceux avec des problèmes d’alignement de la mâchoire. La chirurgie peut aider à corriger ces problèmes et améliorer la respiration pendant le sommeil.
Avancée bimaxillaire
L’avancée bimaxillaire est une technique de chirurgie orthognatique. Elle avance le maxillaire et la mandibule pour plus d’espace dans la gorge. Cela aide beaucoup contre l’apnée obstructive du sommeil chez ceux qui ne peuvent pas utiliser d’autres traitements.
Indications et contre-indications
Cette méthode est pour ceux avec une apnée du sommeil sévère qui n’ont pas répondu à d’autres traitements. Mais, elle ne convient pas aux personnes âgées de plus de 65 ans. Elle est aussi contre-indiquée chez ceux avec des problèmes de santé qui augmentent les risques liés à l’anesthésie.
Procédure chirurgicale
La chirurgie implique des ostéotomies du maxillaire et de la mandibule pour les avancer. Le professeur Hermann Sailer a amélioré cette technique. Elle a un taux de succès très élevé, surtout chez ceux sans recul du maxillaire ou de la mandibule.

Les chirurgies orthognatiques avec avancée de la mandibule et avancée du maxillaire ont aussi de bonnes chances de succès. Elles sont utiles pour ceux avec un recul du maxillaire et/ou de la mandibule.
Uvulopalatopharyngoplastie (UPPP)
L’uvulopalatopharyngoplastie (UPPP) est une opération pour traiter le ronflement et l’apnée obstructive du sommeil. Elle consiste à enlever la luette, les tissus mous du palais et de l’arrière-gorge. Cela aide à ouvrir les voies aériennes supérieures. Mais, cette méthode n’élimine pas complètement l’apnée obstructive du sommeil, avec un succès de seulement 40%.
Le taux de réussite modeste rend l’UPPP moins populaire. On préfère aujourd’hui des méthodes moins invasives comme la PPC ou les appareils buccaux. Cependant, l’UPPP reste une option pour certains cas où d’autres traitements ont échoué.
Procédure | Taux de succès | Avantages | Inconvénients |
---|---|---|---|
Uvulopalatopharyngoplastie (UPPP) | 40% | Élimine le ronflement | Invasive, risques de complications, efficacité limitée contre l’apnée obstructive du sommeil |
Avant de choisir l’UPPP, il faut bien peser ses avantages et inconvénients. Considérez la gravité des symptômes, les risques, les effets secondaires, le coût et l’impact sur votre vie. Parlez-en à un professionnel de santé pour faire le bon choix.
Amygdalectomie et adénoïdectomie
L’amygdalectomie et l’adénoïdectomie sont des opérations courantes pour l’apnée du sommeil chez les enfants. Elles aident quand les amygdales et les adénoïdes bloquent les voies respiratoires. Ces interventions améliorent les symptômes de l’apnée du sommeil chez les enfants.
Chez les enfants
L’adéno-amygdalectomie est la méthode la plus utilisée pour l’apnée du sommeil chez les enfants. Une étude a comparé l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie thermique. Elle a trouvé peu de différence entre les deux en termes de symptômes.
Les enfants ayant reçu l’intervention thermique ont pu manger plus vite après l’opération.
Chez les adultes
Chez l’adulte, ces opérations sont moins courantes. Le problème d’apnée du sommeil est souvent plus complexe. Il implique d’autres parties du corps.
Des méthodes chirurgicales comme l’avancée bimaxillaire ou la stimulation du nerf hypoglosse sont plus adaptées. Elles sont mieux pour les adultes.
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La ventilation à pression positive continue (CPAP) est souvent le premier choix pour traiter l’apnée obstructive du sommeil. Cependant, la chirurgie peut aussi être utile. La chirurgie linguale et la chirurgie nasale sont des options à considérer.
Chirurgie linguale
La chirurgie linguale vise à corriger la position de la langue. Elle peut rétablir son suspension ou réduire son volume. Ces interventions aident à améliorer la circulation d’air et à diminuer les épisodes d’apnée.
Chirurgie nasale
La chirurgie nasale seule n’est pas souvent recommandée pour l’apnée obstructive du sommeil. Mais, elle peut être utile en complément d’autres interventions chirurgicales. Cela est vrai surtout si la déviation septale est importante pour améliorer la respiration nasale.
Malgré ses avantages, la chirurgie n’est pas le premier choix. Elle est considérée si les traitements médicaux ne fonctionnent pas. Le choix de la chirurgie dépend d’une évaluation approfondie par des spécialistes de l’apnée du sommeil.
Trachéotomie
Pour ceux qui ont une apnée du sommeil sévère et qui n’ont pas répondu aux autres traitements, la trachéotomie est une option. Cette opération crée une ouverture dans la trachée. Cela permet de passer par-dessus les obstructions dans les voies aériennes supérieures.
La trachéotomie est considérée comme un dernier recours. Cela se fait après que d’autres chirurgies, comme l’avancée bimaxillaire, n’ont pas fonctionné. Elle est pour ceux qui ont une apnée du sommeil très grave et pour qui rien d’autre n’a aidé.
Même si la trachéotomie est une opération invasive, elle est parfois essentielle. Elle assure un passage d’air correct. Cela aide à éviter les risques mortels liés à l’apnée du sommeil sévère.

La trachéotomie reste une option de dernier recours, malgré les avancées en chirurgie. Elle comporte des risques et des complications. Mais, elle est cruciale pour ceux qui sont dans une situation extrêmement grave.
Avancée maxillo-mandibulaire
L’avancée maxillo-mandibulaire est une opération chirurgicale pour les cas d’apnée du sommeil sévère. Elle avance la mâchoire inférieure et/ou le maxillaire supérieur. Cela aide à ouvrir les voies respiratoires et diminue l’apnée.
Ostéotomie mandibulaire sagittale
L’ostéotomie mandibulaire sagittale coupe la mâchoire inférieure pour l’avancer. Cette opération augmente l’espace pharyngé et tire la langue vers l’avant. Selon le professeur Sailer, cela peut guérir 100% des cas d’apnée obstructive du sommeil.
Ostéotomie d’avancée du maxillaire
L’ostéotomie d’avancée du maxillaire avance la mâchoire supérieure. Elle élargit les voies aériennes et tire la langue vers l’avant. Le protocole Sailer a montré des taux de guérison très élevés.
L’avancée maxillo-mandibulaire aide ceux qui ont une apnée sévère et qui ne peuvent pas utiliser la PPC ou l’OAM. Cette chirurgie est une solution pour traiter l’apnée du sommeil.
Stimulation implantée du nerf hypoglosse
La stimulation implantée du nerf hypoglosse est une méthode chirurgicale pour l’apnée du sommeil. Elle active les muscles de la langue. Cela aide à garder les voies aériennes ouvertes pendant le sommeil.
Ce dispositif médical est similaire à un pacemaker pour le cœur. Il offre une alternative aux traitements traditionnels comme la ventilation en pression positive continue (PPC).
Principe de fonctionnement
Le système de neurostimulation implantée a un générateur d’impulsions électriques sous la peau. Il est souvent dans la partie supérieure du torse. Il y a aussi une électrode fixée au nerf hypoglosse.
Cette électrode stimule le nerf en accord avec la respiration. Cela permet de contracter les muscles de la langue. Ainsi, les voies aériennes restent ouvertes pendant le sommeil.
Avantages et inconvénients
Même si la stimulation du nerf hypoglosse promet, elle n’est pas couverte par l’assurance maladie. Elle est donc très coûteuse pour les patients. Mais, les études montrent des résultats positifs.
Par exemple, une étude a montré une baisse de 33 à 14 épisodes d’apnée par heure. Plus de 25 000 personnes ont déjà bénéficié de ce traitement innovant.

Choix du traitement chirurgical
Le choix du traitement chirurgical pour l’apnée du sommeil repose sur plusieurs facteurs importants. La gravité de l’apnée, la réponse aux traitements médicaux, les anomalies anatomiques, l’âge et la santé du patient sont cruciaux. Ils influencent la décision de l’intervention chirurgicale.
Une évaluation détaillée par une équipe pluridisciplinaire est essentielle. Elle comprend des ORL, pneumologue et chirurgien maxillo-facial. Cette collaboration aide à déterminer la meilleure stratégie thérapeutique pour chaque cas. Ainsi, les meilleures options chirurgicales sont identifiées en fonction du profil du patient.
Facteurs à considérer | Impact sur le choix du traitement chirurgical |
---|---|
Sévérité de l’apnée du sommeil | Les cas d’apnée sévère peuvent nécessiter des interventions plus invasives comme l’avancée bimaxillaire ou la stimulation du nerf hypoglosse. |
Tolérance aux traitements médicaux | Si le patient ne tolère pas ou ne bénéficie pas de la ventilation en pression positive continue (PPC), une option chirurgicale peut être envisagée. |
Présence d’anomalies anatomiques | Des anomalies anatomiques identifiées oriente le choix vers des chirurgies ciblées comme l’uvulopalatopharyngoplastie ou la chirurgie nasale. |
Âge et état de santé du patient | Certaines chirurgies plus complexes peuvent être contre-indiquées chez les patients âgés ou fragiles. |
Conclusion
La chirurgie est cruciale pour traiter l’apnée obstructive du sommeil, surtout pour ceux qui ne répondent pas aux traitements médicaux. Les avancées dans les techniques chirurgicales sont importantes. Cependant, chaque cas est unique et nécessite une approche personnalisée.
Il existe plusieurs options chirurgicales, comme l’avancée bimaxillaire et l’uvulopalatopharyngoplastie. Il y a aussi l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie, ainsi que la chirurgie linguale et nasale. La stimulation implantée du nerf hypoglosse est une autre option. Chacune a ses avantages et est adaptée à certains patients.
En fin de compte, la chirurgie est un élément clé dans le traitement de l’apnée du sommeil. Elle doit être utilisée avec d’autres méthodes thérapeutiques. Ainsi, elle améliore la qualité de vie des patients et leur pronostic.
FAQ
Quelles sont les différentes techniques chirurgicales pour traiter l’apnée obstructive du sommeil ?
Plusieurs techniques chirurgicales existent pour traiter l’apnée obstructive du sommeil. Elles visent à corriger des problèmes dans le palais, la langue ou le nez. Parmi elles, on trouve l’avancée bimaxillaire, l’uvulopalatopharyngoplastie (UPPP), l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie. On compte aussi la chirurgie linguale, la chirurgie nasale, la trachéotomie et l’avancée maxillo-mandibulaire.
Quand le traitement chirurgical est-il indiqué pour l’apnée obstructive du sommeil ?
Le traitement chirurgical est conseillé pour les cas sévères d’apnée obstructive du sommeil. Cela inclut ceux qui ne répondent pas ou qui refusent le traitement par ventilation par pression positive continue (PPC) ou l’orthèse d’avancement mandibulaire.
Qu’est-ce que l’avancée bimaxillaire ?
L’avancée bimaxillaire est une chirurgie qui avance le maxillaire et la mandibule. Cela augmente les espaces pharyngés. Elle est recommandée pour les patients sévèrement touchés par l’apnée du sommeil, en échec ou refus de la PPC ou de l’orthèse d’avancement mandibulaire.
Quelle est l’efficacité de l’uvulopalatopharyngoplastie (UPPP) ?
L’UPPP consiste à retirer la luette et les tissus mous du palais et de l’arrière-gorge. Elle peut réduire le ronflement mais n’est efficace que pour environ 40% des cas. La gorge peut toujours s’affaisser. Cette méthode est moins utilisée aujourd’hui.
Quand l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie sont-elles indiquées ?
Ces interventions sont courantes chez les enfants pour l’apnée obstructive du sommeil. Elles visent à traiter des amygdales et des végétations adénoïdes hypertrophiées. Chez l’adulte, elles sont moins fréquentes, le problème étant plus complexe.
Quelles sont les autres techniques chirurgicales utilisées ?
La chirurgie linguale vise à repositionner la langue. La chirurgie nasale améliore la perméabilité nasale. La trachéotomie court-circuite les voies aériennes supérieures obstruées. L’avancée maxillo-mandibulaire est similaire à l’orthèse d’avancement mandibulaire.
Qu’est-ce que la stimulation implantée du nerf hypoglosse ?
C’est un dispositif qui active les muscles de la langue. Il maintient ouvertes les voies aériennes supérieures pendant le sommeil. Bien que prometteuse, cette technique n’est pas couverte par l’assurance maladie et est très coûteuse.
Quels sont les principaux facteurs à prendre en compte pour le choix du traitement chirurgical ?
Le choix du traitement dépend de la sévérité de l’apnée, de la tolérance aux traitements médicaux, et de l’âge du patient. Une équipe pluridisciplinaire doit évaluer le cas pour définir la meilleure stratégie.